Dans ma recherche artistique, je me réapproprie des codes issus de l’univers domestique et les réinterprète dans des sculptures très spontanées. Elles évoquent des objets connus, mais sont toutes habitées d’une vie propre.

 

Je m’intéresse au point de rupture, ce moment où les choses peuvent basculer voire se détruire. La fascination pour la violence me questionne, la violence elle-même me semble absurde. Je la décortique et la remet en scène dans des cadres familiers. 

 

Mon travail traduit le regard que je porte sur le monde et l’actualité, un regard détaché, sans doute un peu naïf, qui cherche à comprendre plus qu’il ne condamne.

 

Je travaille à partir d’objets qui sont pour moi des vecteurs de poésie. J’en fais des empreintes dans la terre fraîche, je les moule pour les amasser sur mes sculptures ou je les peins directement sur des objets. Ils deviennent des éléments de décors.

 

La vision est brouillée et les décors semblent prendre vie et grouiller sur la forme. Les modifications de rapport d’échelle ou de matériau offrent une vision nouvelle sur un paysage ou un objet connu.

 

Le décalage provoqué crée la surprise et l’amusement. Mes oeuvres nous rappellent notre quotidien, mais prennent une dimension proche de l’absurde